Ceux qui se couchent tard ont-ils tort ? L’avenir leur appartient-il aussi ?
C’est le type de question que maman nous posait losque nous étions enfant.
Les questions c’est de famille. Pas les réponses.
Ceux qui se couchent tard ont-ils tort ? L’avenir leur appartient-il aussi ?
C’est le type de question que maman nous posait losque nous étions enfant.
Les questions c’est de famille. Pas les réponses.
Ce matin, j’ai entrepris l’écriture de Nil, un roman fleuve. Deux cent pages en 8 points avant le point final. Je prévois pour l’exercice un nombre de virgules dans les 8 chiffres, quelque chose comme le dixième en points virgule, une quantité astronomique de points d’interrogation, autant de texte entre les lignes et aucun point d’exclamation. Je le dédierai à Daniel qui m’aime de façon inconditionnelle avec tout ce qui vient avec, même mes gueules de bois. Pour Daniel Dubois.
Au second café, j’ai bifurqué. Je pense me lancer dans l’écriture de fortune cookies.
Réintégré mon appartement. Seulement, le proprio l’avait reloué vue mon absence prolongée et un retard de quelques mois – à peine 8 - dans mes paiement. J’ai pris mon double des clés. À côté de moi, la tête posée sur l’oreiller, un type que je n’avais jamais vu m’a fixé étrangement, comme surpris de me retrouver là. Je lui tends la main poliment et lui murmure qu’il est couché de mon côté. Il a roulé vers l’extrémité mur.
On s’est réveillé en cuillère. Il m’a apporté le café.
- tu t’appelles comment ?
Il s’appelle Xavier.
Me suis éveillée en sentant un souffle chaud sur ma joue et un grognement profond au creux de l’oreille. J’ai ouvert les yeux : l’ours brun s’étirait. Nous avons bien hiberné tous les deux. Moi au chaud, lui ronflant. Un vrai couple. L’hiver 2010 aura donc été somnifères-tanière. Tiens ! Il me fixe étrangement. En salivant. Je m’esquive à pas de loup.
Chemin faisant, je croise une marmotte qui ne sait pas ce qui l’attend.